Quelle épouvantable surprise que ce courriel, reçu ce vendredi 24 au soir, annonçant le décès soudain
de Ronald Sultana.
Ronald, marqué par les analyses de Pierre Bourdieu, comme l’était le Professeur Yrjö Paavo
Häyrynen de l’Université de Joensuu (Finlande), s’interrogeait, comme ce dernier, sur la contribution des interventions ordinaires de soutien aux prises de décisions de carrière à la reproduction des inégalités économiques et sociales et à leur accroissement dans la période récente. De plus, sensible à l’origine
Méditerranéenne de la civilisation occidentale (culture gréco-latine, religions juive, chrétienne et musulmane) et soucieux de la terrible crise de l’Anthropocène quelle a engendrée dans la période récente (crise que manifestent, entre autres, divers conflits armés actuels et les milliers de migrants morts en traversant cette mer des origines), il s’employait à trouver des voies contribuant à sa résolution.
Le décès de Ronald, c’est pour moi la perte d’un ami dont je me sentais très proche. C’est la peine de savoir que, jamais plus, je ne pourrai échanger des idées dans une atmosphère de confiance chaleureuse, avec cet esprit génial.
Ronald était très discret sur sa famille. Cependant, il évoquait parfois son épouse, d’origine française, ses fils et ses petits-enfants, dont on le sentait très proche. J’imagine leur immense chagrin. Et je voudrais leur dire que, dans ce moment si difficile, je suis – comme tous ceux qui, dans le monde entier, avait eu la chance de rencontrer cet homme exceptionnel – extrêmement affecté par sa disparition.
Jean Guichard (jean.guichard@lecnam.net)