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Josée Lamère
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Events
Célébration commémorative
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See 38 RSVPs
- Alain Lamarre
- Terzah Hill
- Yves Bourguignon
- Andreann Hamel-Renaud
- Bertrand Renaud
- Duckens Philemon
- MathieU Elie
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Started on Sunday, January 14, 2024 at 1 p.m. EST
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Ended on Sunday, January 14, 2024 at 4 p.m. EST
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Ce rassemblement sera, comme la personne qui l'inspire, peu traditionnel. Nous vous invitons, à compter de 13h, à vous réunir au salon pour échanger tout en vous adonnant à certains des passe-temps favoris de Josée. Une courte cérémonie aura lieu à 14h30. Merci à celles et ceux qui seront présent.e.s, mais également à vous toustes qui nous porterez de loin dans vos cœurs.
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Speakers: Constance Bourguignon and John Kelly
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Download program
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Magnus Poirier Sherbrooke 6825 R. Sherbrooke E, Montréal, QC H1N 1C7, Canada
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Un chandail rayé, accoutrement favori de Josée, est de mise!
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Speech — Constance Bourguignon
Lettre à vous toustes
Ma mère aurait voulu plus de temps avec vous. Moi aussi, j’aurais voulu plus de temps avec elle, mais je n’en avais pas besoin. C’est maman, à qui l’avarice ambiante collait si mal, qui m’a appris la différence. Je n’en avais pas besoin parce que je lui avais dit, dans une longue lettre que plusieurs d’entre vous ont lue sur Facebook, mais aussi dans chacune de mes paroles et dans chacun de mes gestes, tout ce que j’avais à lui dire. C’est donc à vous que j’écris et m’adresse aujourd’hui.
Puisqu’une bonne autrice est d’abord une bonne lectrice, je commence par vous citer Martin Gay qui, dans son roman intitulé Au nom de tous les miens, écrit :
Être fidèle aux morts, ce n’est pas s’enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser le sillon : droit et profond.
Comme ils l’auraient fait eux-mêmes.
Comme on l’aurait fait avec eux, pour eux.
Être fidèle à ceux qui sont morts,
C’est vivre comme ils auraient vécu, c’est les faire vivre en nous,
C’est... Read more transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres.
Ainsi germe sans fin la vie des disparus.
En bonne enseignante, j’ai consulté quelques sources primaires et secondaires dans l’espoir de distiller et de vous transmettre l’essentiel de ce message qui produira un champ dument sillonné et fera tanguer longtemps dans la brise le souvenir de ma mère.
Quand je lui ai fait lire la lettre que je lui avais écrite, maman m’a dit en pleurant « Wow. Je suis touchée parce que je réalise que j’ai fait exactement ce que je voulais faire. »
Ce qu’elle voulait faire, c’était d’être une mère, une prof et une personne dignes de sa propre estime, qui était chèrement gagnée, et d’être un peu heureuse à travers tout ça. Elle l’a fait. En cours de route, elle a produit plus d’estime et de bonheur qu’elle n’aurait pu en contenir, d’où votre présence pour laquelle je suis si reconnaissante.
Voici, donc, la graine que je vous encourage toustes à mettre en terre, ce que je retiens d’une personne que j’ai eu non seulement le privilège de connaitre, mais aussi la chance inouïe d’avoir pour guide dans ce monde: décidez de ce que vous allez faire et faites-le.
Faites-le en vacillant, en tremblant, en reculant, à contrecourant, mais faites-le.
Faites-le à une remise de médaille comme vous le feriez à votre plus misérable séance de thérapie.
Faites-le sans souci pour votre apparence ou votre orgueil, parce que comme nous le rappelle si bien le Petit Prince, l’important, ça ne se voit pas.
Faites-le avec, au MINIMUM, un horaire, deux listes, trois plans B et 15 minutes d’avance. Si possible, amenez un livre pour passer le temps.
Faites-le dans le plus grand souci des autres, qui essaient comme vous de choisir et d’agir dans un labyrinthe dont ni vous ni eux n’avez la carte. Si une médecin vous annonce qu’il vous reste quelques semaines à vivre, essayer d’être le genre de personne à qui il vient à l’esprit de lui demander comment elle se sent d’avoir à annoncer ça à quelqu’un. Vous allez voir, la réaction vaut le coût.
Faites-le, comme le faisait Josée, en vous insurgeant devant l’apathie, la douleur et parfois, toute autre façon de faire que la vôtre, qui est clairement supérieure.
Faites-le de manière responsable, c’est-à-dire faites-le bien, en acceptant la réalité terrifiante qu’on compte sur vous.
Si vous avez le choix, faites-le en français.
Faites-le différemment d’hier, mettez à jour vos convictions et vos expressions. Si vous y peinez, cherchez conseil chez un ado.
Faites-le avec dévouement sans vous y perdre. Haha! Bonne chance. C’est le travail d’une vie.
Faites-le en bonne compagnie. Ma mère vous recommanderait particulièrement celle des chiens, mais je crois qu’elle concèderait que les humains sont pas mal aussi, si on les choisit bien, comme elle vous a choisis.
Faites-le maintenant, car le temps n’est clément qu’à ses heures.
Faites-le avec cœur et avec conviction parce que le monde en a désespérément besoin.
Faites-le en vous en prenant toujours davantage conscience de vous-même. Si, ce faisant, vous vous réalisez que vous avez commis une erreur, retournez à l’étape 1 : décidez de ce que vous vous allez faire et faites-le.
Enfin, si le fait d’avoir Josée dans vos vies vous a rendu comme pour moi le choix plus limpide et plus authentique, l’action plus résiliente et plus juste, si vous faites parfois les choses telles que je vous les ai décrites parce qu’elle me les a apprises ainsi, quand vous déciderez de ce que vous allez faire et que vous le ferez… faites-le en sa mémoire. Read lessLettre à vous toustes
Ma mère aurait voulu plus de temps avec vous. Moi aussi, j’aurais voulu plus de temps avec elle, mais je n’en avais pas besoin. C’est maman, à qui l’avarice ambiante collait si mal, qui m’a appris la différence. Je n’en avais pas besoin parce que je lui avais dit, dans une longue lettre que plusieurs d’entre vous ont lue sur Facebook, mais aussi dans chacune de mes paroles et dans chacun de mes gestes, tout ce que j’avais à lui dire. C’est donc à vous que j’écris et m’adresse... Read more aujourd’hui.
Puisqu’une bonne autrice est d’abord une bonne lectrice, je commence par vous citer Martin Gay qui, dans son roman intitulé Au nom de tous les miens, écrit :
Être fidèle aux morts, ce n’est pas s’enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser le sillon : droit et profond.
Comme ils l’auraient fait eux-mêmes.
Comme on l’aurait fait avec eux, pour eux.
Être fidèle à ceux qui sont morts,
C’est vivre comme ils auraient vécu, c’est les faire vivre en nous,
C’est transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres.
Ainsi germe sans fin la vie des disparus.
En bonne enseignante, j’ai consulté quelques sources primaires et secondaires dans l’espoir de distiller et de vous transmettre l’essentiel de ce message qui produira un champ dument sillonné et fera tanguer longtemps dans la brise le souvenir de ma mère.
Quand je lui ai fait lire la lettre que je lui avais écrite, maman m’a dit en pleurant « Wow. Je suis touchée parce que je réalise que j’ai fait exactement ce que je voulais faire. »
Ce qu’elle voulait faire, c’était d’être une mère, une prof et une personne dignes de sa propre estime, qui était chèrement gagnée, et d’être un peu heureuse à travers tout ça. Elle l’a fait. En cours de route, elle a produit plus d’estime et de bonheur qu’elle n’aurait pu en contenir, d’où votre présence pour laquelle je suis si reconnaissante.
Voici, donc, la graine que je vous encourage toustes à mettre en terre, ce que je retiens d’une personne que j’ai eu non seulement le privilège de connaitre, mais aussi la chance inouïe d’avoir pour guide dans ce monde: décidez de ce que vous allez faire et faites-le.
Faites-le en vacillant, en tremblant, en reculant, à contrecourant, mais faites-le.
Faites-le à une remise de médaille comme vous le feriez à votre plus misérable séance de thérapie.
Faites-le sans souci pour votre apparence ou votre orgueil, parce que comme nous le rappelle si bien le Petit Prince, l’important, ça ne se voit pas.
Faites-le avec, au MINIMUM, un horaire, deux listes, trois plans B et 15 minutes d’avance. Si possible, amenez un livre pour passer le temps.
Faites-le dans le plus grand souci des autres, qui essaient comme vous de choisir et d’agir dans un labyrinthe dont ni vous ni eux n’avez la carte. Si une médecin vous annonce qu’il vous reste quelques semaines à vivre, essayer d’être le genre de personne à qui il vient à l’esprit de lui demander comment elle se sent d’avoir à annoncer ça à quelqu’un. Vous allez voir, la réaction vaut le coût.
Faites-le, comme le faisait Josée, en vous insurgeant devant l’apathie, la douleur et parfois, toute autre façon de faire que la vôtre, qui est clairement supérieure.
Faites-le de manière responsable, c’est-à-dire faites-le bien, en acceptant la réalité terrifiante qu’on compte sur vous.
Si vous avez le choix, faites-le en français.
Faites-le différemment d’hier, mettez à jour vos convictions et vos expressions. Si vous y peinez, cherchez conseil chez un ado.
Faites-le avec dévouement sans vous y perdre. Haha! Bonne chance. C’est le travail d’une vie.
Faites-le en bonne compagnie. Ma mère vous recommanderait particulièrement celle des chiens, mais je crois qu’elle concèderait que les humains sont pas mal aussi, si on les choisit bien, comme elle vous a choisis.
Faites-le maintenant, car le temps n’est clément qu’à ses heures.
Faites-le avec cœur et avec conviction parce que le monde en a désespérément besoin.
Faites-le en vous en prenant toujours davantage conscience de vous-même. Si, ce faisant, vous vous réalisez que vous avez commis une erreur, retournez à l’étape 1 : décidez de ce que vous vous allez faire et faites-le.
Enfin, si le fait d’avoir Josée dans vos vies vous a rendu comme pour moi le choix plus limpide et plus authentique, l’action plus résiliente et plus juste, si vous faites parfois les choses telles que je vous les ai décrites parce qu’elle me les a apprises ainsi, quand vous déciderez de ce que vous allez faire et que vous le ferez… faites-le en sa mémoire. Read less
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